Rencontre avec Christelle Hureaux, Infirmière Coordinatrice

Nous avons rencontré Christelle lors d’une interview afin de vous faire découvrir son métier d’Infirmière Coordinatrice et les différents ateliers qu’elle anime au sein de nos établissements.

RENCONTRE AVEC CHRISTELLE HUREAUX, INFIRMIÈRE COORDINATRICE

CHAQUE JOUR CHRISTELLE SE DÉPLACE ENTRE LES DIFFÉRENTS ÉTABLISSEMENTS DE THERMES ADOUR AFIN DE COORDONNER TOUS LES ATELIERS MAIS ÉGALEMENT POUR EN RÉALISER ELLE-MÊME.

Nous l’avons rencontrée afin d’en savoir plus sur le déroulement de ses journées mais aussi sur le déroulement de ses ateliers qui permettent aux curistes de mieux connaître leur pathologie…

 

Pouvez-vous nous décrire votre métier ?
« En tant qu’infirmière coordinatrice je suis le lien de coordination entre les intervenants de tous les ateliers, toutes les activités et de toutes les consultations individuelles proposées en complément de la cure thermale. Je vérifie que les locaux et les vidéos projecteurs sont disponibles, j’informe les intervenants du nombre de curistes présents lors des ateliers… je gère un peu toute la logistique.
Je fais également des points avec les infirmières, qui sont en contact quotidien avec les curistes, pour savoir ce qui ressort des ateliers, voir s’il y a des axes d’améliorations, en savoir plus sur les personnes que j’aurais par la suite en atelier. Il m’arrive également de faire des points avec des curistes afin de savoir comment se déroule leur cure.
Tous les après-midi j’anime moi-même des ateliers auprès des curistes. Selon l’atelier du jour, je suis amenée à animer des groupes de paroles ou à expliquer certaines pathologies telles que l’Arthrose, l’Ostéoporose, la Lombalgie, la Fibromyalgie, l’Insuffisance veineuse. »

 

Quels sont les ateliers que vous animez ?
« J’anime les ateliers « Connaître sa pathologie et ses traitements », « Conseils et objectifs pour chez soi » et j’anime également les groupes de paroles pour les patients atteints de Fibromyalgie. Tout au long de mes ateliers j’adapte mon discours pour n’être ni dans le côté technique, ni dans le médical si ce n’est pas ce que les participants cherchent. Les curistes souhaitent en savoir plus sur leur pathologie et ils sont à la recherche de conseils, par exemple pour l’arthrose ils souhaitent savoir ce qu’ils peuvent mettre en place pour améliorer leur quotidien. Je leur apporte les réponses à leurs questionnements. »

 

Pouvez-vous nous décrire le déroulement d’un atelier ?
« Chaque atelier se compose de la même façon. Je commence par poser une première question pour savoir ce qu’est pour eux la pathologie concernée, comment ils la caractérisent… En premier, je cherche à savoir ce que les patients connaissent. Certains en savent déjà beaucoup et d’autres sont novices sur la question.
Ensuite je leur présente un diaporama explicatif de leur pathologie, ce qui se passe au niveau physiopathologique et au fur et à mesure je réponds aux différentes questions qui me sont posées. C’est surtout à la fin de la présentation qu’il y a un vrai échange entre les participants et moi-même.
Durant l’atelier, toute une partie est consacrée à la prise en charge, les traitements y compris non médicamenteux. Il y a beaucoup de patients, notamment fibromyalgiques, qui sont à la recherche de thérapies non-médicamenteuses. »

 

Dans vos ateliers, il y a donc toute une partie conseil pour chez soi ?
« Non uniquement pour les ateliers sur l’Arthrose, l’Ostéoporose, la Lombalgie et l’Insuffisance Veineuse. Pour la Fibromylagie, il s’agit d’un groupe de parole, sans présentation projetée, c’est un réel échange durant lequel je leur demande ce qu’elles peuvent mettre en place pour vivre mieux. Chaque participant explique son parcours, ce qui a marché… ce qui donne des idées aux autres. Le groupe de parole est une approche différente des autres ateliers. »

 

Qu’est-ce qui vous plait dans votre métier ?
« Ce qui me plait le plus c’est surtout l’échange avec les curistes.  Je pars du principe que chaque personne est unique, que chaque personne a droit à son information. Lors des ateliers on échange beaucoup et ils mettent certaines choses en place en dehors de la cure. Je reste très attentive à chacune des personnes, par rapport à ce qu’elle me dit je vais essayer de l’orienter vers une activité complémentaire ou une consultation individuelle si elle en a besoin. Certaines fois, les curistes n’osent pas essayer des activités, ils se disent que ce n’est pas fait pour eux, ils ne savent pas si c’est adapté ou non pour eux… donc je les oriente également pour qu’ils essayent de nouvelles choses en leur laissant bien sûr le libre choix car ils restent les décisionnaires. J’aime ce contact avec les gens, le fait d’être à leur écoute et le fait de pouvoir leur apporter un plus pour leur quotidien. »

 

Quel est votre parcours professionnel ?
« Je suis infirmière diplômée d’État. Durant plus de 9 ans j’ai pratiqué dans différentes cliniques psychiatriques de la côte basque. Puis pendant 5 ans j’ai été infirmière libérale, j’ai découvert une autre prise en charge des patients et découvert la fonction de coordination. Ensuite j’ai pratiqué dans la rééducation fonctionnelle et maintenant je suis Infirmière Coordinatrice pour les établissements Thermes Adour. Ce métier me plait, l’approche du curiste, le contact avec les gens, l’écoute… je retrouve ces éléments dans mes ateliers. »

 

Quel conseil pouvez-vous donner à vos patients ?
« Selon les pathologies il y a différents conseils à mettre en place. Mais je dirais que la reprise d’une activité physique en fonction de ses capacités est très importante. Il faut réussir à pratiquer une activité avec une certaine régularité. Pour le corps c’est beaucoup mieux d’avoir une activité physique régulière, par exemple 30 minutes tous les jours de marche ou 30 minutes de vélo… plutôt que d’effectuer une activité plusieurs heures sur une journée et de ne plus rien faire pendant 1 mois. Il est également important que la personne choisisse son activité en fonction de ses possibilités et surtout il faut qu’elle ressente la notion de plaisir en la pratiquant ce qui l’aidera à maintenir cette régularité.
Une chose également importante c’est l’approche corps-esprit. Les douleurs d’une personne souffrant d’affections chroniques augmentent lorsque celle-ci est stressée, le but est donc de pouvoir relâcher le stress, de l’évacuer et d’être sur l’instant présent. Pour cela, lors de mes ateliers, je leur explique certaines approches qu’ils pourront reproduire chez eux. Ce sont vraiment les points majeurs pour le bien-être qui se retrouvent dans toutes les pathologies.
Et le dernier conseil est de garder au maximum les bénéfices de la cure. Si une personne fait une cure et qu’après elle reste totalement sédentaire les bénéfices ne seront pas les mêmes qu’une personne qui va avoir une certaine activité, qui va pratiquer une approche corps-esprit, qui fera attention à son alimentation… Une personne qui entretient les bénéfices de la cure thermale restera par conséquent dans une dynamique positive. »

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